Lorsque j’ai terminé mes études d’entrepreneur de pompes funèbres, j’avais une envie : créer quelque chose de différent, une structure dans laquelle je pourrais exercer ce métier selon mes valeurs.
Je voulais apporter un peu plus de douceur dans un univers souvent associé à la tristesse et aux traditions. Ajouter des couleurs, ouvrir le champ des possibles, sans renier les codes du funéraire, mais en les adoucissant.
On me dit souvent que je travaille avec les défunts, avec la mort. Pourtant, je pense surtout travailler avec les vivants.
Avec celles et ceux qui doivent dire au revoir, qui cherchent leurs mots, qui souhaitent rendre hommage à leur manière. Mon rôle est de prendre le temps de les écouter, de les accompagner et de construire avec eux un au revoir qui leur ressemble, même s’il est différent de ce qu’ils connaissent.
Parce qu’il n’existe pas une seule façon de se dire au revoir. Il existe celle qui nous ressemble, celle qui raconte une histoire, celle qui laisse une place aux souvenirs, aux émotions et à tout ce qui a rendu une vie unique.
Au-delà des funérailles, il y a des histoires de vie. Et c’est à elles que je souhaite donner toute leur place.